Journal de recherche de mon projet de master (1ère ann&e) en science de l'éducation - le "Don en Education" - que je compte poursuivre en thèse par la suite. Je me propose d'aborder cette recherche au travers d'une approche multiréférentielle et pluridisciplinaire afin de prendre en compte la complexité de ce processus qu'est le "Don". Ce journal de recherche est retranscrit à partir de 3 supports : des écrits sur cahier, des enregistrements sur dictaphone et des saisies directes sur PC.

mercredi 11 avril 2007

Mercredi 11 avril 2007

Et voila une nouvelle lecture qui lève de nouvelles interrogations dont certaines se retrouvent avec des précédentes…
Je sors de « Critique de la raison utilitaire » d’Alain Caillé.

Le terme « intérêt » ne peut qu’être présent dans ma note de recherche. Suite à cette lecture, je sens la nécessité de le définir et de différencier le sens que je lui donne au sens commun. Il me serait aussi intéressant de voir s’il existe un sens général ou “ plus savant”. Je me demande s’il ne serait pas utile de trouver un terme, voir d’en créer nu qui serait plus représentatif du sens que je lui donne et qui permettrait ainsi au fil de mon écrit et de mes écrits futurs d’éviter toute confusion. Il y a aussi une nuance à prendre en compte, celle de « intérêt à » et « intérêt pour ».

Dans mon introduction ou ma première partie, je pense que ce serait bien que je raconte comment et pourquoi j’ai instrumentalisé le don, source quelque part de mon interrogation. Mais plus j’avance dans ma recherche et plus je m’interroge sur ma question principale. Cette question du don comme outil. Et si je gardais cette question pour le M2, histoire de voir si elle résistera au temps et à ma recherche. Plus j’avance et plus j’ai envie de creuser le sujet du Don en éducation. Mon interrogation pourrait-elle être “Le Don en éducation : son expression et sa place” ou quelque chose du genre.

(p. 111) « on sait que le“ Hau”, l’esprit de la chose donnée, se venge de celui qui veut conserver par-devers lui et considérer comme sa propriété propre et définitive ce qui ne lui a été donné qu’en témoignage de la dette qu’il doit assumer. » Caillé parle du Hau après avoir parlé du don et des artistes. Dans cet esprit, peut-on considéré que l’apprenant doit, dans le temps, transmettre d’une manière ou d’une autre une part de ce qu’il a reçu s’il ne veut pas voir l’esprit de l’objet de savoir reçu venir se venger un jour ?

Je ne sais plus pourquoi mais à un moment donné de ma lecture, la multiréférentialité à fait son apparition dans mon esprit. Comme je l’ai déjà écrit, mon approche multiréférentielle du Don reviendrait à regarder comment le processus s’inscrit dans les différentes perspectives. Mais aussi quels sont les interactions et les liens existants entre ces perspectives, comment le processus peut les traverser et les relier (incrémenter mon schéma conceptuel de la spirale dans ce sens pourrait être intéressant). Et puis, pour terminer, ce serait faire dialoguer l’aspect ternaire de l’éducation avec le processus au sein de cette approche multiréférentielle.

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