Journal de recherche de mon projet de master (1ère ann&e) en science de l'éducation - le "Don en Education" - que je compte poursuivre en thèse par la suite. Je me propose d'aborder cette recherche au travers d'une approche multiréférentielle et pluridisciplinaire afin de prendre en compte la complexité de ce processus qu'est le "Don". Ce journal de recherche est retranscrit à partir de 3 supports : des écrits sur cahier, des enregistrements sur dictaphone et des saisies directes sur PC.

jeudi 19 avril 2007

Jeudi 19 avril 2007

Cela fait 3 jours que tranquillement je reprends l’ensemble de mon journal pour aider l’émergence et le surgissement pour l’écriture de ma note de recherche. Pour le moment j’ai repris “don”, “don gratuit”, “don en éducation”, “interrogation et réflexion sur ma recherche” et “méthodologie et écriture” du classement que j’ai effectué sur le blogue. De ce travail non terminé pour le moment différentes idées sont venues.

Je pense que je vais écrire ma note de recherche en 5 parties :
  • Genèse d’une recherche
  • Le Don
  • L’Education
  • Le Don en Education
  • Le Terrain

Dans le schéma du processus du Don, je vais essayer de placer les différents champs disciplinaires et les perspectives de la multiréférentialité. Ensuite j’intégrerai les éléments de la structure ternaire de l’éducation. Si nécessaire, je ferai des schémas différents.

En discutant avec ma Sophie de ma réflexion sur le parallèle entre le jeux à l’origine gratuit qu’on ne veux plus voir comme gratuit et le don très rarement gratuit que l’on pause comme gratuit, j’ai découvert qu’avec les petits enfants (moins de 6 ans), c’était l’inverse : Il ne donne pas et ne joue que gratuitement (mais là, peut-être me faudrait-il me pencher sur ce jeu gratuit…) En tous cas il n’y aurait pas de notion de gain immédiat, ce ne serait pas l’objectif du jeu comme c’est principalement le cas actuellement. (D’ailleurs, c’est vers 6-7 ans que vient l’expression « donner c’est donné, reprendre c’est volé »

Une rupture à un processus de Don, un non à une des obligations du processus, ne serait-il pas du domaine de l’abandon ? L’abandon est d’ailleurs, comme le don, du domaine de la séparation de quelque chose de posséder.

Comment interpréter dans notre société industrialisée le regard clanique du « Hau » dans lequel l’esprit de la chose donnée vient se venger si elle n’est pas transmise ? Cela peut-il être traduit et prendre un sens ?
L’objet du savoir, l’information donnée, peut-on considérer que sa transformation, son interprétation par l’apprenant peut être un retour, un rendu, un contredon ? Je pense que oui lorsqu’il est restitué dans le cadre d’échange, de travail, de discussion. Et peut-on aussi considérer que c’est aussi le cas dans le cadre des échanges intérieurs, et notamment lorsque ceux-ci font personnellement évoluer, progresser ? Ne serait-on pas alors dans le cas où l’on se rendrait à nous-mêmes ? Et là, n’y aurait-il pas un lien possible avec la perspective du cosmos ?

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